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Fabrique d'idées


Economie collaborative

Une journée proposée par la DIRECCTE Auvergne-Rhône-Alpes

Ouverture


Renaud PAYRE, directeur de Sciences Po Lyon

Pour la première fois, expérimentation de nouvelles méthodes pédagogiques et ces nouvelles formes d'échange intéressent particulièrement Science Po. Il y a une volonté de développer une fabrique de l'innovation publique, et nous allons tester aujourd'hui des manières de produire ensemble. A l'université de Lyon, un dispositif est en pointe pour ça,via notamment la fabrique de l'innovation.
Nous nous intéressons à ces sujets pour des raisons économiques, politiques et sociales. Se posent des questions qui interpellent les politiques publiques. La question des représentants, de la régulation, se pose aussi. 
Merci à la Direccte d'avoir pensé à Science Po qui est honoré d'accueillir la journée



David VALLAT, enseignant chercheur à l’Université Lyon-1, Laboratoire Triangle, Research Group Collaborative Spaces

Plutôt que d'écouter uniquement des experts, il nous est paru intéressant de co-construire ensemble une réflexion, des questions. Ce n'est pas la démarche habituelle, car nous avons l'habitude en France du top - down. Cette proposition, alors que je ne m'y attendais pas, a retenu l'attention de la Direccte. Ce que je trouve intéressant dans cette démarche, c'est qu'elle met en avant une des caractéristiques de l'économie collaborative, qui est que l'inverse de la réussite, ce n'est pas l'échec, l'inverse de la réussite, c'est de ne rien faire, et là nous faisons ensemble.

Jean-François BENEVISE, directeur régional de la DIRECCTE* Auvergne-Rhône-Alpes

Quel paradoxe pour nous, Direccte, d'organiser cette journée, nous habitués aux codes, lois et réglementations. Cette Direccte, dans cette région, souhaite être au centre de la réflexion sur les nouveaux usages. Il y a une curiosité à expérimenter de nouvelles méthodes de travail, en collaboration, en partenariat. Brassons les points de vue sans autre but que le plaisir de comprendre. L'économie collaborative, c'est pour moi des échanges de biens et de services, et il est important de réfléchir aux limites, par exemple le détournement du bénévolat. Craintes, contentieux et délimitations progressives sont d'actualité. Notre système social évolue, et par exemple se pose la question de la protection des non-salariés. L'essor du numérique développe les possibles, et nous rentrons dans un nouveau monde, qui nécessite du discernement. L'état est pleinement impliqué, en tant que régulateur, et en tant qu'acteur, via ses fonctionnaires, entre les agents et entre agents et usagers.
Merci à tous ceux et celles qui ont osé et permis cette rencontre. Nous avons beaucoup à apprendre de cette journée pour gagner en performance et en collaboration.

*DIRECCTE : Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi

Conférences introductives

L’économie collaborative, David VALLAT - Laboratoire Triangle


Le monde devient de plus en plus connecté. Les informations se diffusent très vite, ainsi les choses aussi. L'humain doit ainsi s'adapter à tous ces changement rapides.
Les types d'économies collaboratives
2 penseurs:
  • Karl Polanyi : une économie est au service des personnes (sens substantif) et une économie au service d'elle même (sens formel)
  • Braudel: une économie de civilisation matérielle, une économie de marché et une économie capitaliste
Les économies collaboratives peuvent également se positionner sur un graphique orthonormé avec pour axes: les retombées locales directes ou non et la gestion des ressources (privatisées vs gérées en commun)

Les mutations du travail, Vincent MANDINAUD - ANACT

Le numérique induit des tendances lourdes (rationalisation, flexibilisation et individualisation) et augmente les exigences (la mobilisation du salarié, l'explicitation et l'innovation-rapidité de cycles d'innovation-)
La transition numérique fait-elle bouger les frontières et comment le fait elle? 
Elle intensifie également le travail, ce qui peut créer une usure professionnelle.
Les logiques de rationalisation peut avoir pour effet de supprimer et de réécrire les postes. Le numérique remplace certaines activités humaines et les développe.
Le numérique demande aux travailleurs.ses une concentration élevé car il est source de distraction
Cela peut complexifier ou simplifier le travaille (multitude des tache ou importante simplification en taches répétitives)
Le droit du travail permet une certaine protection des salarié.e.s. Les nouvelles formes de travail de l'économie collaborative changent les organisations avec un travail collectif, de moins en moins salarié, le developpement de lieux de travail partagé avec des personnes d'horizons variés qui n'ont pas les mêmes normes professionnelles. (n'y aura t'elle pas une surcharge collaborative? quelle durabilité?)
Quel est le rapport au travail des individu.e.s acteur.rice.s de l'économie collaborative?
  
  Remarques :
- le numérique est très souvent possible parce que auparavant l'organisation du travail a été profondément modifiée pour permettre les "micro-contrôles" robotisant de facto l'humain et ouvrant à sa disparition si son "coût" est plus important que le robot équivalent. Cette notion de micro-contrôle permet aussi d'établir des indicateurs de performance qui échappent à toute régulation par le travailleur lui-même (on n'est pas dans les mêmes registres de mesure de valeur).
  
- A propos de la "conscience collective" dans le travail collaboratif à distance, la conception des environnements numériques est directement impactée par le "modèle" de collaboration sous-jacent. Les questions éthiques actuellement soulevées mettent en évidence ces conceptions "déséquilibrées" entre l'organisateur de la collaboration et les collaborateurs.

Les territoires collaboratifs, Emile HOOGE - NOVA7


Les plateforme globale (la capitalisme netarchique): même s'il y a des transaction qui se font localement une partie des ressources partent dans les sièges sociaux et les paradis fiscaux.
Les territoires se demandent comment faire pour que la valeur se place de plus en plus localement et comment réguler ces grands acteurs.
Comment les collectivités territoriales arrivent à reguler et créer une relation avec ces grandes plateformes?

Les communautés globales (communs de la connaissance)
Comment faire en sorte que les habitants soient des acteur.rice.s de ces communautés. Quelle valorisation du territoire par ces plateformes?

Les places de marché de services locaux (l'économie de marché "désintermédiée")
Est-ce que s'est un moyen de dynamiser les échangent locaux?
Quel est le besoin en lieu physique pour faire l'échange (point de covoiturage, point de collecte des paniers...)

Quelle culture de la coopération locale? --> quelle propriété? le juridique?

Panorama régional de l’économie collaborative OUISHARE et ECAN

  • Le collaboratif, une culture faite de parcours individuels, au travers des évenements et projets
  • La variété des secteurs de l'économie collaborative
  • Présentation de la cartographie intéractive
lien vers les notes collaboratives

Vote des ateliers et fresques



Rencontres


Samuel Barreau Oxalis 101

  • [email protected] 

Coopérative d'entrepreneurs, 
Au delà du portage salarial, permet de mettre en commun des ressources. 
Plusieurs entreprises et collectifs constitués ont rejoint


Adrien lemardeley Attom 102

  • [email protected]
Attom ; présentation de la démarche qui a aboutit à la création d'attom, et notamment en passant par une fédération d'artisans qui pour la plupart lançaient leur activité plutôt dans des garages.
D'autres personnes ont rejoint le projet, notamment pour le développement économique.
Parmi les problématiques abordées, la question de la pérennisation, de la valorisation, du développement, de la création de richesse par la collaboration entre les acteurs impliqués. 
Quels artisans? Sur l'expérimentation, des tapissiers, ébéniste, horloger... 
Quels résultats grace au croisement des métiers? Pas toujours évident car artisans très différents, mais complémentarité possible. Il n'a pas été facile d'aller réellement jusqu'à la collaboration.
Une partie est mutualisée, avec par exemple outillages numériques, et certains outils spécifiques.
Comment sont recrutés les artisans? Ils sont plutôt des clients, des partenaires, nous sommes passés par Leboncoin.fr.
Économiquement viable?
Pour le moment non, mais en développant la taille un équilibre devrait pouvoir être atteint, avec plus de métiers différents, plus de partenaires. 
L'idée est que chaque atelier se développe petit à petit en SCOP, avec Attom en holding.
La mutualisation et l'accompagnement permet de développer l'activité pour que chaque artisan atteigne un équilibre économique, en aidant l'artisan à voir quelle est sa valeur ajoutée, pour par exemple passer certaines tâches en production automatisée numérique.
Pour le moment, 110 m2, c'est une phase expérimentale.

Claire Brossaud Coexiscience 103

  • [email protected] 

Coexiscience (COopérer et EXpérImenter autrement la SCIENCE) rassemble des acteurs qui contribuent à la réalisation et à la valorisation des communs scientifiques. Les origines des communs remontent à très loin mais rejaillissent maintenant grâce au numérique. Les communs désignent l’activité de collectifs visant à partager, gérer et faire perdurer des ressources immatérielles (logiciel libre, encyclopédie wikipédia, code génétique, etc.) ou matérielles (monnaie, jardin, eau, four à pain, etc.). 
Problématiques abordées : comment faire de la médiation? comment faire circuler les savoirs?

Diane Dupré La Tour Les petites cantines 201

  • [email protected]

Les petites cantines sont un projet dont le but premier est de lutter contre l'exclusion en milieu urbain à travers l'organisation de repas participatif : du choix de la recette, à la vaisselle en passant par la préparation du repas. On peut aussi venir partager le temps d'un repas.
Après une période d'expérimentation à la Duchère, les petites cantines se sont installées à Vaise en septembre 2016. Elles comptes aujourd'hui près de 3.300 adhérents, et 600 cuisiniers bénévoles. L'équilibre budgétaire semble atteint à Vaise et c'est maintenant une phase d'essaimage qui s'amorce d'abord à Lyon puis au-delà.
Pour ce faire, les deux co-fondateurs restent impliquer dans le développement d'une fédération qui formera et accompagnera les associations souhaitant s'inspirer des petites cantines.


Arthur Bard France Barter 213

  • [email protected]

Une scic différents colleges : investisseurs, utilisateurs...
Echange sans trésorerie : du donnant donnant : échange multilatérale de service ou objet avec un compte barter qui est une plate-forme e ligne. 
C'est un réseau d'échange de compte en compensation 
Les besoins des membres du réseaux sont identifiés. 
chaque membre à un compte de barter qu'il peut utilisé pour avoir qqc au niveau local et doit faire un don à un autre membre pour rééquilibrer son compte 
Pas de taux d'intérêt dans les échanges
Complémentaires avec les banques, partenaire avec la caisse d'épargne pour proposer des prêts barter
Ce ne sont pas que des échanges numériques il y a aussi des rencontres en presentielle de tous les 

Volontés pour la suite : être plus en lien avec les banques pour créer l'intérêts des citoyens + développer les réseaux locaux 
Pour l'instant existant à paris, Lyon,  Rennes, guadeloupe

Déborah Hirigoyen La commune 301

  • [email protected]
br>Projet qui va ouvrir en février 2018. 
En questionnement (droits du travail, différentes problématiques...)
Architecte (Déborah Hirigoyen) associer un peu d'humanité à un peu de matière. Questionnement sur l'évolution des mode de vie, des entreprise, des installation. Comment il peuvent être investi et non subit par les usagers. Insuffler des valeurs communes pour animer des lieux avec des idées communes. On co-construit un programme avec les habitants. 
Le socle commun peut être la culture: au sens de la commune, à Lyon, encré dans un territoire, elle peut être la "cuisines", comment on rend un bâtiment accessible a tous, en exploitation cohabiter avec un environnement économique pérene.
il a fallu regrouper des énergies, en transversal. Regroupement d'architectes, de personnes sur l'urbanisme, pouvoir loco, communal, chambre des métiers, et juridique pour recherche d'investisseurs. 
Ce projet est né, un lieu a été trouvé. sur lyon 7eme, au cœur d'un quartier en devenir. 
L'idée était d'intégrer des porteurs de projets pour avoir un lieu collectif, pour prototyper pendant 12 mois son projet son offre. Pour plus tard confirmer sa création d'entreprise ou pas. L'échec n'est pas un échec en soit mais c'est l'opportunité dans un environnement bienveillant et cadre financier permettant de tester en sécurité au sein de la commune. 
Il y a donc une offre accueil du publique, capacité de 650 personnes jours, et une émulation autour de la proposition par le côté culturel par la cuisine. Autour de cette cuisine, on anime des communautés, des tribus opportunes, improbable pour générer du partage et conforter ces idées. 
Plan sur la Commune:
    Cuisine collaborative
      • Jardin
      • bistrot
      • Café
      • lieu-dit
De nombreux partenaires sont présent pour aider et accompagner les futurs entrepreneurs. (comptabilité...)


Problématique: coproduire l'offre culinaire et l'offre culturel tout en maintenant l'accessibilité. Problématique sur les contrat de partenariat, cadre juridique des entrpreneurs. Les chefs qui viennent travailler à la commune, sont la our collaborer donc les contrat de partenariat doivent se définir. Fonctionnement du lieu, élaboration sur les façons de collaboration. 
tester une activité, à la période d'incubation: Reflexion sur leur business mode... 
Le terme incubateur n'eset pas approprié, c'est une plateforme de tremplin. Le but est poste constitution, à la porte de se lancer. Le materiel et les loco sont apporté par la Commune. Ce sont des service mutulalisé avec un accompagnement pédagogique. 
On accelère autant une réussite qu'un échec. Ce n'est pas un incubateur mais un tremplin. 

Facilité l'investissement, en évitant les gros frais d'installation initial lorqu'on veut monter un restaurant ou autres. 

Faiblesse dans le dispositif: investir initialement dans un tremplin. 
4000€ d'investissement si on entre dans la Commune (redevance). 
Il ont la possibilité de tester leur restauration sur un public journalier. 

Via Terroirs - Baudouin - Salle 318

[email protected]
Plateforme qui permet de démocratiser le circuit-court.
Le numérique et le collaboratif est une opportunité pour développer les circuits-courts, en accélérant la mise en lien avec des professionnels de la restauration.
Cela permet aux producteurs de s'organiser et de gagner du temps.
C'est le lien entre 600 professionnels et 80 producteurs.
La plateforme est active à Lyon, Saint Étienne, Paris, bientôt Grenoble et Valence

Philippe Rahbé La ruche qui dit oui 303

  • [email protected]

On peut être sous différents statuts et participer à la Ruche
Filiation avec l'atelier des médias, le premier coworking de Lyon
pour une ruche, c'est en partie en ligne, mais il faut un espace physique, partenariat actuel

    Pas d'autorisation de vente. Le site, la marque a des CGS. La responsabilité de la qualité des produit revient au producteurs. 
    Il y a une convention entre les prestataires et la ruche? Valeurs communes sont sur une charte mais pas contractualisation. Cela a pu créer des problèmes au sein du réseau. 
    Par rapport au producteur, 20% de leur chiffre d'affaire doit etre donné a la ruche. Mais il n'y a pas de contrat établi. En cas de litige, le fonctionnement financier se font au seins de la plateforme. L'argent est ensuite diffusé a la ruche 20%, 80% au producteur... Qui gère ça? qui contrôle la légalité? 
    Revenu 10% pour la plateforme, 10% pour l'entrepreneur local, 80% pour le producteur
    Donnes  son avis sur le site de la ruche . On envoie un sondage pour le premier achat. Mais pas de réelle avis en place sur la plateforme, en cour de réflexion. 
    




Débats participatifs


Les mutations du travail

Quel avenir pour le travail ? Est-ce la fin du salariat ? Quels sont les nouveaux modes d’organisation des émergences numériques et collaboratives ?

Notes

Territoires collaboratifs et leur animation

Quelle place de l’économie collaborative dans les territoires ? Quel avenir pour les tiers-lieux ? Comment mettre en réseau les territoires ?

Notes

Ateliers


Conclusion